VENGEANCE FELINE

Avis d’un SP reçu de @Cyril Vial pour son livre « Vengeance Féline »
Résumé du Livre
Dans les rues de Paris, un chat errant du nom de Voyou se retrouve malgré lui au cœur d’un complot machiavélique ourdi par Nadeem Al-Zahrani, un riche homme d’affaires saoudien sans scrupules. Manipulateur et prêt à tout pour arriver à ses fins, ce dernier ne recule devant rien pour assouvir sa soif de pouvoir.
Mais Voyou n’est pas un chat ordinaire. Doté d’une intelligence remarquable et d’un flair exceptionnel, il décide de se dresser contre Nadeem et de mettre un terme à ses agissements criminels. S’engage alors une véritable lutte entre le félin et le magnat de l’industrie, dans les rues de la Ville Lumière.
Dans cette aventure palpitante, Voyou devra faire preuve de ruse et d’ingéniosité pour déjouer les plans de Nadeem, qui ne tardera pas à se rendre compte que ce chat n’est pas un adversaire à sous-estimer. Une chose est certaine : les enjeux sont élevés, et la vengeance féline ne sera pas facile à obtenir !
Vengeance féline est un thriller captivant et émouvant, rempli de rebondissements et de suspense. Avec des personnages mémorables et une intrigue palpitante, ce roman ne manquera pas de tenir les lecteurs en haleine jusqu’à la dernière page.
Ce que j'en ai pensé
Je voudrais d’abord remercier Cyril Vial de la confiance qu’il m’a témoigné en me permettant de rentrer dans son univers. Je viens de terminer ce thriller - je n’en avais plus lu depuis longtemps - dont le souffle épique m’a tenu en haleine de bout en bout.
J’avoue avoir eu beaucoup de mal parfois à lire les six premiers chapitres, tant leurs violences étaient brutale et semblait être gratuite dans la surenchère mais …. elle avait, hélas, sa raison d’être et transposant la triste réalité de la vie des femmes dans certains pays, où la corruption morale de certains dirigeants politiques est totale et s’étend ensuite à toute les autres couches professionnelles desdites sociétés.
J’ai vraiment aimé cette écriture qui m’a « prise aux tripes ». Les personnages revendiquent dès le départ du roman leurs personnalités pour le meilleur comme le pire. Le méchant de l’histoire, Nadeen Al-Zahrani, est un homme d’affaires multimillionnaire psychopathiquement pervers, qui se prend pour « Dieu le Père » partout où il va, se débarrassant cruellement de tous ceux et celles qui osent lui résister. Pour son malheur, Nour jeune femme devenue contre son gré son esclave sexuelle, en fera les frais et croisera deux fois sa route. La première dans son pays où après un viol, elle réussira à le marquer au visage, lui laissant une cicatrice définitive.
La seconde à Paris où, exploitée clandestinement au travail, elle fait la connaissance de « Voyou », un chat orphelin et sauvage qu’elle réussit rapidement à apprivoiser. Il la choisit alors comme seconde « maman ». Leur bonheur hélas sera de trop courte durée, le chemin de Nour croisant de nouveau celui de son bourreau qui la défenestrera après une seconde tentative de viol avorté. Quant à Voyou, il n’aura plus qu’une seule idée en tête : venger sa mort en « chassassinant » le responsable de son immense chagrin. Il sera aidé dans sa tâche par Léopold, le jeune policier incorruptible qui le recueillera après la mort prématurée de Nour et une pléiade d’autres animaux, tous plus pittoresques de caractères les uns que les autres, et qu’il rencontrera au fil de sa traque : de « Rita », la chatte sphinx nue qui tombe instantanément amoureuse de lui à « Roger », le copain carlin en passant par le groupe de chat des rues que sont « Mufasa », « Salem », « Snow » et « Pacha » ou, beaucoup plus tard, « Terreur », « Horreur » et «Malheur », 3 guépards qui eux aussi, ne seront pas long à se décider à l’aider et à lui prêter « griffes et crocs » forts pour déjouer les plans et tous les pièges que l’infâme Nadeen essayera en vain de dresser contre lui.
L’histoire se déroule sans aucun temps mort, les rebondissements sont originaux, aiguisant la curiosité du lecteur qui, happé par sa lecture, reste jusqu’à la confrontation finale entre Nadeen et Voyou. Les « mono-dialogues » entre Voyou et Léopold – car celui-ci n’entend pas les pensées du coriace petit félin - sont souvent savoureux d’humour, parfois décalé voire carrément grinçants à notre égard … et on se prend à souhaiter que nos chats ne pensent pas, en règle générale, la même chose que lui au sujet des humains que nous sommes.
La seule réserve que j’émettrai pour ce roman tient à la violence très brutale de certaines scènes contenues dans les 7 premiers chapitres et qui pourraient choquer les âmes trop sensibles. Il n’est, de ce fait, pas à mettre entre toutes les mains.
Pour le reste, je suis de celles qui souhaitent que l’auteur fasse une suite des aventures de Voyou et de ses amis. Avec un chat de la trempe de celui-là, il y a de quoi imaginer et écrire encore de très belles pages. Je recommande donc ce livre, qui restera mon préféré cette année dans la catégorie « Policier-Thriller ».